Archives de l’auteur : lila

Pourquoi Macron ne cédera pas aux Gilets Jaunes.

  • 22 MARS 2019

Depuis le 17 novembre, depuis 18 semaines, depuis 4 mois, le mouvement des Gilets Jaunes exprime la colère des français face à la politique ultra-libérale, injuste et socialement violente de Macron. Le mouvement est massivement soutenu par les français, 60 à 80% selon les semaines et les instituts de sondage. Mais Macron ne cédera pas, non pas parce qu’il ne veut pas, mais parce qu’il ne peut pas.

  • 20 RECOMMANDÉS

Etonnamment, un point semble échapper y compris aux plus affutés des observateurs de la politique française: Macron n’est pas un président « comme les autres ».

Quand je dis « comme les autres » je veux dire que contrairement à tous ces prédécesseurs sous la Veme République, de Giscard à Hollande, comme Mitterrand, comme Chirac, ou Sarkozy, Macron n’est pas issu d’un appareil politique. Il n’a jamais eu de mandat électif avant le 7 mai 2017, il n’a fait partie d’aucun appareil, d’aucun parti et n’a donc aucune « légitimité » lorsqu’il se présente à la présidence, comme celle qu’ont eue avant lui, ceux qui avaient été élu Maire de Paris, Conseiller Départemental de Corrèze, ou Député de la Nièvre. Il n’est donc pas, selon ses propres termes « assigné à résidence », à droite ou à gauche. C’est en partie ce qui a séduit une part importante de son électorat, autant que sa jeunesse – mais j’y reviendrai plus loin – mais c’est également ce qui le rend démocratiquement très dangereux.

La réalité c’est que l’appareil dont il est issu est un appareil où les « élus » ne le sont justement pas. Ils y sont cooptés. Cet appareil n’est pas démocratique. Il est oligarchique. Pour y avoir de l’influence il faut y posséder, ou être en situation d’aider à acquérir, des milliards, pas des millions, des milliards! C’est le monde de la banque d’affaires, du capitalisme financier, celui où seul l’argent règne en maitre, en thermomètre et en thermostat, de l’influence de ceux qui en sont.

Toutefois, il ne faut pas se tromper d’analyse. Macron n’est pas de ce monde là, il le sert. Il n’est pas milliardaire, tout juste millionnaire, encore qu’on ne sache pas exactement ce qu’il est advenu des énormes commissions perçues lorsqu’il était chez Rothschild pour les deals qu’il y a réalisés. Non, Macron n’est pas de ce monde. Il n’en est que le zélé thuriféraire, l’exécuteur de basses oeuvres. Si vous n’avez pas lu « Crépuscule »* de Juan Branco, courrez l’acheter et vous comprendrez comment la Caste des ultra riches de ce pays, celle des Niel, Arnaud, Pinault, et autres Bettencourt a organisé l’accession à la Présidence de la République de leur poulain, repéré très tôt pour sa capacité de séduction et son manque total de moralité sociale et républicaine.

Or il ne faut pas s’y tromper, Macron a été « embauché » et pas « élu »; son score au premier tour, au regard des énormes moyens déployés pour le faire accepter à l’opinion publique, la consanguinité avec les média mainstream et la presse oligarchique, et la complaisance dont il bénéficie de leur part, ajouté au budget de sa campagne, est à relativiser: en réalité même arrivé en tête le résultat est minable. Suffisant, mais minable! C’est passé tout juste, et il s’en est fallu de très peu que leur jeu d’apprentis sorciers avec le FN ne leur pète à la figure. Mais c’est passé et Macron a été nominé dans leur martingale à deux coups dite du « #MoiOuLeChaos », dont on voit en ce moment comment ils essayent de la rejouer en présentant Marine Le Pen comme parfaitement fréquentable (voir le commentaire de N. St Cricq aprèsl’Emission Politique la semaine dernière, ou le coup de la séquence « #MonMinouAMoi » avec Sotto!)

Macron a donc été « embauché » Président de la République, et il l’a été avec une feuille de route, une mission précise: désosser le système social français, flexibiliser à mort le marché du travail, et réduire à peau de chagrin la part de l’Etat dans l’activité, et créer les conditions d’une maximisation du profit pour ses financiers, ses donneurs d’ordre. Bref, un programme ultra libéral que Milton Friedmann et les Chicago Boys n’auraient pas renié. D’ailleurs les premières mesures du quinquennat le montrent: Destruction du code du travail, abolition immédiate de l’ISF, instauration de la Flat Tax, suppression de l’Exit Tax, rabotage des aides sociales, suppression des emplois aidés, etc etc etc. Le vote de la loi permettant les ventes de Groupe ADP, de la FDJ, et d’ENGIE n’étant que le dernier avatar de cette politique désastreuse. Il apparait évident que le bien commun, l’intérêt général et le bien etre des français n’est pas son sujet. Son sujet, c’est sa carrière!

En effet, gardons à l’esprit que Macron a été nommé aux plus hautes fonctions à seulement 39 ans, ce qui en fait le plus jeune président de la Veme République. En 2022, lors de la prochaine élection présidentielle (espérons qu’elle ait lieu!) il n’aura pas 45 ans! Or, nul besoin d’être un aigle pour comprendre qu’il ne sera pas réélu. Il suffit de voir la détestation qu’il suscite, en dehors des plateaux télé des éditocrates lutéciens, pour comprendre qu’il ne fera pas un deuxième mandat, quand bien même il le souhaiterait, ce qui n’est même pas sûr. En revanche, il faut qu’il assure le coup pour le job d’après. Car Macron n’est pas un politicien, il n’a pas dédié sa vie comme d’autres on pu le faire à la collectivité.

À 45 ans, en 2022, il lui restera 20 ans de carrière devant lui, et comme beaucoup de ses copains ex banquiers passé par la sphère politique, il retournera à la banque, mais à une condition: qu’il ait d’abord rempli les objectifs de son job actuel. Sinon, l’oligarchie le virera aussi sûrement et aussi rapidement qu’elle l’a installé aux manettes. Les annonces de début d’année, les « 10 milliards », qui en réalité n’en sont que 3 ou 4, payés, pour la plupart, par les entreprises elles mêmes, qui ce faisant ont acheté à bon compte quelques mois de paix sociale, sont le seul et unique geste qu’il fera. Il reste encore à abattre le système de retraites, l’assurance chômage, et quelques autres dossiers de moindre importance.

C’est pour cette raison qu’il ne cédera pas aux revendications des Gilets Jaunes, sur rien… même si demain, il y a des morts. Il a trop besoin « du job d’après ».

Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction.

Boycotter Monsanto, une question de bon sens sanitaire et citoyen ! | L’Indigné du Canapé

http://www.indigne-du-canape.com/boycotter-monsanto-une-question-de-bon-sens-sanitaire-et-citoyen/

Boycotter Monsanto, une question de bon sens sanitaire et citoyen !

Partager la publication « Boycotter Monsanto, une question de bon sens sanitaire et citoyen ! »

produits_monsanto_1

Monsanto n’a pas besoin d’attaché de presse pour se faire présenter. La firme agro-chimique est depuis 10 ans la cible numéro un de tous ceux qui se battent contre les pesticides, les OGM, la mondialisation agricole injuste, les enquêtes sanitaires caduques… Pourquoi ?

Car Monsanto représente un tiers du marché mondial de semences et les scandales que la société traîne derrière elle ne se comptent plus.

C’est Monsanto qui a mis au point les premières générations d’insecticides (cancérigènes) qui ont provoqué des malformations et des scandales sanitaires incroyables (et passés sous silence) aux États-Unis. C’est avec leurs mélanges toxiques qu’a été inventé l’Agent Orange, qui a servi à l’armée américaine au Vietnam et provoqué un autre désastre humain…

Monsanto a trempé dans le nucléaire, l’aspartame, le polyester, la dioxine, les OGM, les hormones de croissance, les herbicides (Lasso et Roundup)…

C’est Monsanto qui a créé le RoundUp, insecticide qui rend la plante accroc, et par conséquent les paysans dépendants (en leur faisant d’abord croire que leurs produits sont moins chers avant d’augmenter les prix de manière exponentielle, entraînant des vagues de suicides incroyables dans certains pays, comme l’Inde). C’est aussi cette entreprise qui décide quelles semences peuvent être utilisées dans le monde ou pas, mettant des millions de paysans et d’agriculteurs dans une situation insoutenable. C’est ce que l’on appelle le « brevetage du vivant » et c’est l’une des plus grandes catastrophes de notre monde capitaliste actuel

Monsanto-et-les-graines-dans-le-vent

Lire aussi : Vive le soleil, la nature et les alternatives aux pesticides !

Mais en plus, cette firme est la reine du lobbying. Grâce à ses puissances économiques incomparables et ses appuis politiques et scientifiques, elle finance les recherches, modifie les résultats, interdit la sortie de certains papiers à charges, bref, fait la pluie et le beau temps. C’est pourquoi les études (sur les OGM notamment) doivent être prises avec des pincettes.

Encore mieux que de faire attention aux études : boycotter les produits Monsanto, qui sont eux à coup sûr chargés de ces organismes génétiquement modifiés dont on ne connaît pas encore les effets indésirables. Car si l’Union Européenne n’a pas encore autorisé l’agriculture d’OGM en Europe, la plupart des produits de consommation disponibles dans les grandes surfaces en sont déjà gavés !

Voici donc une liste de multinationales et de produits qui contiennent des OGM Monsanto dénichée sur le site Biolaune. Désolé, mais vous les connaissez (presque) tous et en utilisez certainement plusieurs… Le boycott, ce n’est pas la facilité.

Parmi ces multinationales à éviter, on retrouve les sociétés Kraft Philipp Moris, Unilever, General Mills, Coca-Cola, Pepsico ou encore Procter & Gamble… R.I.P.

Boissons

Les boissons de la marque Coca-Cola : Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
Les jus de fruits Capri-Sun et Tropicana.
Les boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes ou les boissons énergisantes Gatorade.
Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
Le lait Gloria de la firme Nestlé

Produits sucrés

Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.
Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.
Les produits Brossard ou Savane.
Les bonbons Carambar, Krema et La Vosgienne.
Les chewing-gums Hollywood ou Malabar.
Les barres de chocolat Bounty.
Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.
Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Frosties ou encore All Bran.
Les yaourts Yoplait.

Produits salés

Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.
Les biscuits apéritif Benenuts et Bahlsen.
Les spécialités fromagères Philadelphia.
Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.
Les pains Jacquet.
Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royaco, Alvale.
Les préparations mexicaines Old El Paso.
Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.
Les produits Uncle Ben’s.

Hygiène et entretien

Les couches pour bébé Pampers.
Les protections féminines de la marque Always.
Les gels douche, shampoings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona ou Timotei.
Les dentifrices Signal.
Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.
Ou encore les désodorisants Febreze…

Effrayant n’est-ce pas ?

Cette longue liste, loin d’être exhaustive et qui ne concerne que les produits présents sur le marché français, permet de se donner une idée du nombre d’articles de consommation courante dans lesquels on peut retrouver des produits Monsanto, afin de faire le tri dans sa consommation.

Celui qui ignore n’est pas forcément innocent, mais celui qui sait et qui ne fait rien est forcément coupable. Maintenant, on sait ! Et même s’il n’est pas facile de changer ses habitudes, c’est le seul moyen d’être un minimum fidèle à ses convictions…

Essayons, boycottons Monsanto !

Pour plus de visibilité sur les produits avec ou sans OGM Monsanto, découvrez le tableau du site Greenpeace, Le Guetteur.

Lire aussi sur Le Monde : Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaires

Vous pouvez aussi suivre les réflexions de L’Indigné du Canapé sur Facebook et Twitter !

Partager la publication « Boycotter Monsanto, une question de bon sens sanitaire et citoyen ! »